FAQ
Questions fréquentes — AI Act
L'AI Act s'applique-t-il aux entreprises hors Union européenne ?
Oui, dès lors qu'elles placent un système IA sur le marché de l'Union européenne ou que les résultats produits par le système sont utilisés dans l'Union. La portée extraterritoriale du règlement est calquée sur celle du RGPD. Une entreprise américaine, britannique ou japonaise qui propose un service IA à des clients européens est soumise à l'AI Act, même sans établissement physique en Europe. Pour les fournisseurs établis hors UE, le règlement impose la désignation d'un mandataire dans l'Union (article 25).
Mon entreprise utilise ChatGPT en interne — suis-je concerné ?
Oui. Vous êtes « déployeur » au sens de l'AI Act dès lors que vous utilisez un système IA sous votre propre autorité. Pour ChatGPT, Claude, Mistral et les autres assistants généralistes utilisés en interne (catégorie « risque minimal »), les obligations sont limitées : essentiellement l'obligation d'AI literacy (article 4) — formation de vos collaborateurs aux usages, aux limites et aux risques. Cette obligation est applicable depuis le 2 février 2025.
Comment savoir si un système est haut risque ?
Un système est qualifié de haut risque s'il relève de l'annexe III du règlement (huit familles de cas d'usage : biométrie, infrastructures critiques, éducation, emploi, services essentiels, application de la loi, migrations, administration de la justice) ou s'il est un composant de sécurité d'un produit soumis à évaluation de conformité préalable (annexe I). La qualification est faite par le fournisseur, sous sa responsabilité, et documentée. En cas de doute, une analyse de qualification est conduite avec un cabinet spécialisé.
Quel impact a le règlement Digital Omnibus sur le calendrier ?
Le Digital Omnibus, accord politique trouvé le 7 mai 2026 entre Parlement et Conseil, prévoit notamment de reporter la mise en application des obligations relatives aux systèmes haut risque listés à l'annexe III, du 2 août 2026 au 2 décembre 2027. Ce report donne 19 mois supplémentaires aux organisations pour préparer leur mise en conformité. Il ne modifie pas le calendrier des obligations déjà applicables (interdictions, AI literacy, modèles GPAI). Sous réserve de confirmation par publication au Journal officiel de l'Union européenne.
Faut-il anticiper la conformité dès maintenant ?
Oui, pour deux raisons. D'abord, parce que la mise en conformité prend du temps : pour une ETI déployant 15 à 30 systèmes IA, la démarche complète (cartographie, qualification, documentation, gouvernance) s'étale typiquement sur 12 à 18 mois. Engager la démarche en 2026 permet d'être prêt à l'échéance du 2 décembre 2027 sans urgence. Ensuite, parce que la conformité IA devient un critère commercial : les grands comptes intègrent l'AI Act dans leurs questionnaires de due diligence fournisseurs. Une politique IA documentée est un atout, parfois une condition d'éligibilité aux appels d'offres.
Combien coûte une démarche de mise en conformité AI Act ?
Pour une PME (cartographie de 5 à 15 systèmes), comptez 15 000 à 35 000 € HT. Pour une ETI (15 à 50 systèmes), 45 000 à 90 000 € HT. Pour un grand groupe ou un secteur réglementé (plus de 50 systèmes, articulation avec les autorités sectorielles), 80 000 à 150 000 € HT. Détail des tarifs sur notre page Offres. Toute mission donne lieu à un devis détaillé après un appel de cadrage.